Visa électronique et contexte actuel

Christelle
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Visa électronique et contexte covid19

À partir du mois de mars 2020, le monde entier a été touché par la pandémie du coronavirus. Avec plus ou moins de rapidité, les pays ont pris des mesures de confinement, à la fois pour leurs citoyens, mais également vis-à-vis des voyageurs étrangers. La circulation sur la surface du globe a alors été très fortement limitée, voire interdite. Par effet domino, les flux aériens mondiaux ont très fortement chuté, et les pays ont décidé un arrêt de distribution des visas électroniques. Ou en est-on aujourd’hui ? Revue de détail dans cet article.

Un contexte de crise mondiale

Face à la propagation du coronavirus, qui a touché plus de 150 pays, la plupart des États ont drastiquement durci les conditions d’accès à leur territoire, avec dans la majorité des cas une fermeture des frontières, ou encore des restrictions strictes de circulation. Il n’était alors plus possible de se rendre d’un pays à l’autre. A l’intérieur de l’Espace Européen, la fermeture des frontières était également de mise : il est devenu impossible de se rendre en Allemagne, en Espagne ou en Autriche.

Les flux aériens mondiaux ont été les premiers impactés, puisque de fait, la fermeture des frontières, et l’interdiction des vols intérieurs ont cloué au sol la plupart des avions. D’ailleurs, les chiffres sont éloquents : d’après Alexandre de Juniac, PDG de l’Association internationale du transport aérien, « le trafic aérien sur le 2ème trimestre a perdu en moyenne 80% de son volume ». Cette situation a eu un impact économique très fort sur les compagnies aériennes, dont certaines ont craint de ne pas se relever de la crise.

Cette situation a eu un impact sur le secteur du tourisme. Tous les pays ont été touchés, en particulier ceux dont le produit national est essentiellement alimenté des ressources des voyageurs étrangers. Certaines destinations emblématiques ont déjà chiffré les pertes. L’Égypte estimait alors perdre pas moins de 1 milliards de dollars par mois. Aux États-Unis, où le secteur touristique est porté à 83% par des PME, économiquement plus fragiles que de grands groupes, la perte était chiffrée à 30 milliards de dollars par mois.

Tourisme et échanges culturels se sont alors retrouvés à l’arrêt. Les voyages scolaires ont été annulés pour l’ensemble des établissements scolaires. Tous les rassemblements sportifs ou culturels ont été soit annulés, soit reportés.

Des impacts du le délivrance de visas électroniques

Cette situation a bien évidemment eu un impact fort sur la délivrance de visas électroniques. Pour mémoire, le visa électronique, ou e-Visa, est un document délivré par les autorités du pays de destination, qui confirme que son titulaire est autorisé à séjourner dans ce pays. Le e-Visa est envoyé par courriel au demandeur, qui doit l’imprimer pour les présenter lors des formalités d’embarquement et de débarquement.

De très nombreux pays proposent un service de e-Visa comme l’AVE pour le Canada. Ce système présente de nombreux avantages : plus de déplacement dans les ambassades ou consulats, délais de délivrance réduits, meilleur contrôle des flux d’entrées pour les pays d’accueil, à moindre coût, impact sur le secteur du tourisme positif, grâce à une procédure d’obtention très simple.

Au plus fort de la crise, la plupart des pays ont décrété un arrêt de distribution des visas électroniques, pour interdire l’entrée sur leur territoire aux voyageurs étrangers et tenter de freiner la propagation du coronavirus.

Pendant la crise, le site internet de TV5 Monde tient à jour une liste des pays qui ont fermé leurs frontières, et suspendu la délivrance de e-Visas. Un simple coup d’œil à cette liste suffisait alors pour mesurer l’ampleur du blocage : l’immense majorité des pays ne délivraient plus aucun e-Visa, à de très rares exceptions près.

La réouverture des frontières s’est ensuite faite progressivement. Cette situation inédite s’est traduite par un impact économique désastreux, long à rattraper.

Où en est-on aujourd’hui ?

Les suspensions décrites plus haut appartiennent au passé. La délivrance des visas électroniques a repris partout, et aucune formalité sanitaire liée au Covid-19 n’est plus exigée pour entrer dans les grandes destinations touristiques. La crise a même accéléré le mouvement : l’autorisation de voyage en ligne s’est généralisée, au point de devenir la norme pour un voyageur français hors Union européenne.

Les principaux dispositifs à connaître aujourd’hui sont l’ESTA pour les États-Unis, l’AVE pour le Canada, le K-ETA pour la Corée du Sud, l’e-Visa indien, ou encore les cartes d’arrivée numériques qui remplacent les formulaires papier dans plusieurs pays d’Asie, comme la TDAC thaïlandaise obligatoire depuis le 1er mai 2025. Le principe reste celui décrit plus haut : une demande en ligne, une réponse par courriel, et un document à conserver pour l’embarquement.

Le changement le plus important concerne l’Europe elle-même. Le système d’entrée et de sortie EES, qui enregistre les données biométriques des voyageurs non européens aux frontières de l’espace Schengen, est déployé progressivement depuis octobre 2025 et pleinement opérationnel depuis le 10 avril 2026. Il sera complété par l’ETIAS, une autorisation de voyage payante pour les ressortissants dispensés de visa, dont l’entrée en vigueur est annoncée pour la fin de l’année 2026, la date exacte devant être confirmée plusieurs mois à l’avance. Ces deux dispositifs ne concernent pas les citoyens français, mais ils changent la donne pour les voyageurs qu’ils accueillent.

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