En Thaïlande, se déplacer n’est jamais un problème. Le pays est sillonné d’avions, de trains de la State Railway of Thailand, de bus, de bateaux, de tuk-tuks, de songthaews et d’applications de VTC comme Grab ou Bolt qui rendent la mobilité étonnamment simple, même avec des enfants. Le vrai sujet, ce n’est donc pas de savoir si on peut bouger, mais comment bouger bien : sans s’épuiser, sans se ruiner, et sans transformer chaque trajet en épreuve.
- L’avion intérieur : le gain de temps qui change tout
- Le train de nuit : une aventure en soi
- En ville : Grab, BTS, MRT, tuk-tuk et taxis
- Les bateaux : indispensables pour les îles
- La voiture et le songthaew
- Louer une voiture ou un scooter : ce qu’il faut savoir
- Construire un parcours fluide
- Questions fréquentes
Car avec des enfants, le transport n’est pas qu’une question de prix. C’est une question de confort, de durée et de sécurité. Un mauvais arbitrage peut coûter une journée gâchée et des nerfs en moins. Voici comment combiner intelligemment les options pour que les trajets deviennent une partie agréable du voyage.
L’avion intérieur : le gain de temps qui change tout
Pour les longues distances, l’avion est imbattable. Un Bangkok-Chiang Mai ou un Bangkok-Phuket se fait en une heure quinze pour un tarif souvent inférieur à 50 euros, là où la route prend une journée entière. Avec des enfants, ce gain de temps n’a pas de prix : il préserve l’énergie pour ce qui compte vraiment.
Plusieurs compagnies se partagent le ciel thaïlandais avec des niveaux de service variables : Bangkok Airways et Thai Smile (Thai Airways) sur le segment confort, Nok Air, Thai AirAsia et Thai Lion Air sur le low cost. Attention aux deux aéroports de Bangkok : Suvarnabhumi (BKK) pour les compagnies classiques, Don Mueang (DMK) pour les low cost, distants de plus d’une heure de route. Nous comparons les options adaptées aux familles dans notre article sur les vols internes en Thaïlande. La règle d’or : réserver tôt et bien vérifier la franchise bagages des low cost.
Le train de nuit : une aventure en soi
S’il y a une expérience de transport que les enfants n’oublient pas, c’est le train de nuit de la State Railway of Thailand. On embarque le soir à la gare de Krung Thep Aphiwat (qui a remplacé l’historique Hua Lamphong), on s’installe dans des couchettes, et on se réveille à Chiang Mai après une nuit bercée par le roulis des rails. C’est économique, confortable dans les bonnes classes, et profondément dépaysant.
« Nos enfants ont adoré le train de nuit pour Chiang Mai bien plus que n’importe quel temple. Grimper dans sa couchette, regarder défiler les lumières par la fenêtre, s’endormir dans le train : pour eux, le voyage avait commencé là, dans ce wagon. » Jérémy, Voyage Pulse
Il faut réserver les couchettes plusieurs jours à l’avance, surtout en haute saison, car les places partent vite. Le confort dépend beaucoup de la classe choisie : pour une famille, les couchettes en seconde classe climatisée (2nd class AC sleeper) offrent le meilleur compromis prix-confort, avec des rideaux qui ferment chaque couchette.
En ville : Grab, BTS, MRT, tuk-tuk et taxis
Dans les grandes villes, l’application Grab a tout changé. Le prix est fixé à l’avance, affiché sur l’écran, sans négociation ni mauvaise surprise, et le paiement peut se faire par carte. Avec des enfants fatigués, c’est une tranquillité d’esprit inestimable. Bolt et InDrive offrent des alternatives parfois moins chères.
À Bangkok, le métro aérien BTS Skytrain et le métro souterrain MRT sont propres, climatisés et évitent les embouteillages légendaires de la capitale. Le bateau-bus Chao Phraya Express dessert quant à lui de nombreux sites le long du fleuve. Le tuk-tuk relève de l’expérience plus que du transport rationnel : amusant pour une course courte, mais à négocier fermement avant de monter. Quant aux taxis classiques, exigez toujours le compteur (« meter »). Nous décortiquons les avantages et les pièges de chacun dans notre comparatif tuk-tuk, Grab ou taxi en Thaïlande.
Les bateaux : indispensables pour les îles
Rejoindre les îles passe par le ferry ou le bateau rapide (speedboat). Des compagnies comme Lomprayah, Seatran ou Raja Ferry assurent les liaisons vers Koh Samui, Koh Phangan, Koh Tao, tandis que les longues-queues et speedboats desservent Phi Phi, Railay ou Koh Lanta depuis Krabi et Phuket. Les trajets sont généralement bien organisés, mais le mal de mer guette les plus sensibles. Avec de jeunes enfants, mieux vaut anticiper la durée, la météo et prévoir de quoi prévenir la nausée. Ces traversées font partie du charme du voyage, à condition d’être préparées.
La voiture et le songthaew
La location de voiture reste rarement indispensable, sauf pour explorer des régions reculées comme la boucle de Mae Hong Son ou l’arrière-pays de Krabi. La conduite est à gauche et le trafic urbain intense. Dans les villes du nord et sur les îles, le songthaew, ce pick-up aménagé avec deux banquettes, fait office de transport collectif bon marché et pittoresque.
Louer une voiture ou un scooter : ce qu’il faut savoir
Si vous envisagez la location de voiture, un point est non négociable : le permis de conduire international est obligatoire pour conduire légalement en Thaïlande, en complément du permis français. Sans lui, vous n’êtes pas couvert par l’assurance en cas d’accident, et les contrôles de police le réclament. Il se demande gratuitement en préfecture, plusieurs semaines avant le départ.
Quant au scooter, très tentant sur les îles, nous le déconseillons clairement en famille. Les accidents de deux-roues sont la première cause d’hospitalisation des touristes en Thaïlande, les routes sont imprévisibles et les enfants n’y ont pas leur place. Le songthaew, le Grab ou le taxi local couvrent tous les besoins sans ce risque.
Construire un parcours fluide
Le secret d’un voyage réussi, côté transport, c’est de combiner ces modes intelligemment plutôt que d’en privilégier un seul. Un vol pour les grandes distances, le train de nuit pour l’aventure, Grab et le BTS en ville, le ferry pour les îles : chaque mode a son moment. Cette logique structure d’ailleurs notre itinéraire de 2 semaines en famille, pensé pour minimiser les trajets pénibles.
Questions fréquentes
A-t-on besoin de louer une voiture ?
Rarement indispensable, sauf pour les régions reculées du nord. En ville, Grab, le BTS Skytrain et le MRT suffisent largement et évitent le stress de la conduite à gauche dans un trafic dense.
Les transports sont-ils sûrs pour les enfants ?
Globalement oui. Les sièges auto pour enfants restent toutefois rares dans les taxis et Grab : c’est un point à anticiper, en réservant éventuellement un véhicule familial ou en apportant un réhausseur léger.
Faut-il un permis international pour louer une voiture ?
Oui, le permis de conduire international est obligatoire en plus du permis français. Sans lui, l’assurance ne joue pas en cas d’accident. Il s’obtient gratuitement en préfecture avant le départ. Le scooter, lui, est fortement déconseillé en famille.
Quel budget transport prévoir ?
La mobilité est l’un des postes les plus abordables du voyage. Comptez 30 à 60 euros un vol intérieur, 20 à 40 euros une couchette de train de nuit, et quelques euros une course Grab en ville.
