L’Albanie s’est vendue pendant dix ans comme « les Maldives de l’Europe » sur une seule plage, Ksamil, qui est aujourd’hui bétonnée de transats. La bonne nouvelle : la riviera fait 100 km et les meilleures plages ne sont pas celles des brochures. Voici lesquelles, comment y aller et à quel prix.
📌 Ce qu’il faut retenir
- Gjipe est la plus belle, au débouché d’un canyon, et la seule qui demande un effort : 30 à 40 minutes de descente ou un bateau.
- Ksamil déçoit en juillet-août. Eau magnifique, mais transats jusqu’au bord de l’eau et prix multipliés.
- Le sud est plus beau que le nord. Tout ce qui vaut le détour se trouve entre le col de Llogara et Saranda.
- Louez une voiture. Sans elle, vous ne verrez que les deux plages desservies par les bus.
- Depuis Corfou, le ferry pour Saranda prend moins de 2 h et c’est souvent l’accès le plus rapide.
Les cinq plages qui valent le déplacement
Gjipe, notre choix
Une plage de galets clairs au débouché d’un canyon, entre Dhërmi et Himara, encaissée entre deux falaises. Pas de route : soit vous laissez la voiture en haut et vous descendez 30 à 40 minutes par un chemin de terre, soit vous arrivez en bateau depuis Himara.
Ce que l’effort vous achète : pas d’hôtel, pas de sono, un ou deux petits bars, et la possibilité de remonter le canyon à pied dans l’après-midi. C’est le seul endroit de la côte qui ressemble encore à l’Albanie qu’on vous a vendue.
À prévoir : chaussures fermées pour la descente, de l’eau, et des espèces.
Himara et ses criques
La meilleure base pour dormir sur la riviera. Le village est vivant, les prix restent raisonnables, et plusieurs criques se rejoignent à pied ou en dix minutes de voiture : Livadhi, Filikuri, Jale.
Pour qui : ceux qui veulent une semaine sur place plutôt qu’un défilé de plages.
Dhërmi et Drymades
Juste après le col de Llogara, la première grande plage quand on descend du nord. Longue, en galets, avec de vrais restaurants et une eau très claire. Plus animée le soir que le reste de la côte.
Borsh, la plus longue
Plusieurs kilomètres de galets, donc de la place même en août, avec des oliveraies qui descendent jusqu’à la route. Moins spectaculaire, beaucoup plus tranquille, et les tarifs les plus bas de la riviera.
Ksamil, avec un mode d’emploi
L’eau est réellement turquoise et les petits îlots à cinquante mètres du bord sont réellement accessibles à la nage. Le problème n’est pas la plage, c’est ce qu’on en a fait : transats collés jusqu’à la ligne d’eau, location obligatoire de fait, prix multipliés en haute saison.
Comment en profiter quand même : venez en juin ou fin septembre, arrivez avant 9 h, et visez les plages au sud du village plutôt que celles du centre. Nous avons détaillé ce qu’il en reste vraiment dans notre reportage sur Ksamil et la riviera albanaise.
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Comment y aller, les trois options
| Arrivée | Trajet jusqu’à la riviera | Notre verdict |
|---|---|---|
| Aéroport de Tirana | 4 à 5 h de route vers le sud | Le plus de choix de vols, la plus longue route |
| Ferry depuis Corfou vers Saranda | Moins de 2 h de traversée, puis vous êtes sur place | Le meilleur si vous combinez avec la Grèce |
| Vlora, depuis le nord | 1 h 30 par le col de Llogara | La plus belle route, à faire de jour |
Sur la voiture : louez-en une. Les bus relient les grandes villes, pas les criques, et la riviera se parcourt de plage en plage. Attendez-vous à des routes étroites, des virages sans glissière et une conduite locale nerveuse : ne prévoyez jamais plus de 60 km/h de moyenne.
Budget réel et transats
L’Albanie n’est plus la destination à trois euros le repas, mais elle reste nettement moins chère que la Grèce ou la Croatie, sauf à Ksamil en août où les tarifs rejoignent ceux d’une station italienne.
Le piège à connaître : sur les plages aménagées, deux transats et un parasol se louent à la journée, et l’espace laissé libre est parfois symbolique. Demandez le tarif avant de vous installer, il n’est pas toujours affiché, et il double en haute saison.
L’alternative gratuite : les plages de galets non aménagées, Borsh et Gjipe en tête. Emportez un tapis, les galets sont durs.
Quand y aller
Juin et septembre. Mer chaude, plages respirables, prix normaux. Juillet et août fonctionnent côté météo, quatre à cinq jours de pluie par mois seulement, mais c’est là que la côte sature et que les tarifs s’envolent.
Octobre reste baignable dans le sud et c’est le meilleur rapport qualité-prix de l’année. Le détail mois par mois est dans notre page sur la météo en Albanie, avec l’écart important entre la capitale et la côte.
Questions fréquentes
Quelle est la plus belle plage d’Albanie ?
Gjipe, au débouché d’un canyon entre Dhërmi et Himara. Elle est la seule à demander un effort, 30 à 40 minutes de descente à pied ou un bateau depuis Himara, et c’est ce qui la préserve du béton et des transats.
Ksamil vaut-il encore le détour ?
Oui en juin ou fin septembre, avant 9 h, et plutôt sur les plages au sud du village. En juillet-août, les transats occupent la plage jusqu’à la ligne d’eau et les prix sont multipliés : l’eau reste superbe mais l’expérience ne l’est plus.
Faut-il louer une voiture pour les plages albanaises ?
Oui. Les bus relient les villes, pas les criques, et la riviera se parcourt de plage en plage sur une centaine de kilomètres. Comptez sur des routes étroites et une moyenne qui ne dépasse pas 60 km/h.
Comment aller sur la riviera albanaise ?
Trois options : l’aéroport de Tirana puis 4 à 5 h de route, le ferry depuis Corfou vers Saranda en moins de 2 h, ou l’arrivée par le nord via Vlora et le col de Llogara. Le ferry de Corfou est le plus rapide si vous combinez avec la Grèce.
Les plages albanaises sont-elles de sable ou de galets ?
Majoritairement de galets sur la riviera sud, ce qui explique la clarté de l’eau. Ksamil fait exception avec du sable. Emportez un tapis épais ou des chaussures d’eau pour les plages non aménagées comme Borsh et Gjipe.
